26 octobre 2016 Share

Accréditation des diplômes dans l’enseignement supérieur : Le public enregistre un taux de réussite de 80%, le privé 45%

La reconnaissance de l’accréditation des diplômes au Sénégal passe désormais par un visa de  l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup), avant d’aller au Cames. Instauré depuis 2015, cette nouvelle législation a donné un taux réussite des accréditations de  80 % pour le public et 45 % pour le privé.

80 % des diplômes accrédités pour les universités publiques et 45 % pour celles privées. C’est le taux de réussite des diplômes des universités sénégalaises pour l’accréditation que délivre maintenant  l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (Anaq-Sup). Depuis l’année dernière, un décret est venu formaliser la reconnaissance des diplômes au Sénégal qui doit passer maintenant par une accréditation de l’Anaq-Sup, avant même celle du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). « Une nouvelle législation fixe la reconnaissance des diplômes au Sénégal (…).

Avant de présenter le diplôme au Cames, il faut qu’il soit accrédité par l’Anaq-Sup. C’est une nouvelle décision du Cames », a affirmé le Pr Papa Guèye, le secrétaire exécutif de l’Anaq-Sup. Il intervenait en marge du 4ème atelier sur l’assurance qualité du projet « Training on internal quality assurance in West Africa (Train Iqa) » qui s’est ouvert hier à Dakar.

Train Iqa est une initiative de l’Office allemand d’échanges universitaires (Daad) destiné aux  responsables d’assurance qualité. L’objectif est d’établir des systèmes d’assurance qualité interne dans les Institutions d’enseignement supérieur et de recherche (Ies/R) de la sous-région.

Le Projet est financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (Bmz). « Nous avons des taux de réussite de 80 % pour le public et autour de 45 % pour le privé. Le pourcentage est assez moyen pour le privé, et c’est porté par quelques établissements. Certaines institutions privées ont besoin d’être accompagnées, aidées et préparées à cette reconnaissance, parce que c’est une innovation », a ajouté M. Guèye. S’agissant des universités publiques, il a expliqué que leur fort taux est dû au fait qu’avec les Contrats de performance signés avec le ministère de l’Enseignement supérieur, une des conditions demande qu’elles présentent un certain nombre de diplômes pour accréditation à l’Anaq-Sup.

Cette structure qui joue un rôle de régulation dans le domaine de l’enseignement supérieur va, a-t-il dit, poursuivre son soutien et accompagnement aux établissements privés pour relever ce taux de 45 % « en-dessous de la moyenne ».
« Le privé est à 45 %, pas encore la moyenne. Mais nous sommes à notre troisième année d’accréditation, et les établissements privés sont en train de se préparer à cela », a-t-il soutenu.

Ce 4ème atelier sur l’assurance qualité du projet « Training on internal quality assurance in West Africa » va se tenir jusqu’au 28 octobre. Le thème porte sur « La gestion de la qualité et ses liens avec la gestion de l’enseignement supérieur ».

 Oumar NDIAYE (le Soleil)

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