14 juillet 2014 Share

Réussir à la fac: c’est possible

Les deux principales causes de l’échec à l’université, surtout dans le premier cycle (les 2-3 premières années) sont d’après moi:

  • le manque de motivation
  • les mauvaises méthodes de travail


Cette motivation insuffisante peut avoir plusieurs causes, en voici quelques unes (merci de m’envoyer d’autres causes possibles afin d’agrandir ma collection): 

  • L’étudiant aurait voulu être dans une autre Université ou Ecole: dans les classes prépa, en médecine, dans une petite ou grande école, mais cela n’a pas été possible (il n’a pas été accepté ou autre chose). L’Université est la dernière solution avant d’aller chercher du travail.
  • L’étudiant n’est intéressé par aucune étude. il aimerait être en vacances tout le temps et se récolte intérieurement contre cette impossibilité. L’étudiant considère donc qu’il n’a pas choisi de faire des études, et alors puisque le système (les parents, l’obligation de faire des études,…) l’oblige et bien il va résister par la technique dite du sac de pomme de terre, bien connue des très jeunes enfants qui savent se faire très lourds lorsqu’ils ne veulent pas marcher.
  • L’étudiant est intéressé par certaines études mais il ne les a pas choisies car par exemple, il croit qu’il n’y a pas de débouchés, ou bien qu’il ne faut pas choisir son métier parmi ses passions (au risque de perdre ses passions),…
  • L’étudiant pense que la vraie vie est ailleurs; il est intéressé par avoir un métier mais pas par apprendre: il ne voit pas le rapport entre études et monde réel (par exemple le monde du travail).
  • L’étudiant a décidé d’en faire le moins possible de manière à obtenir tout juste ses diplômes: il optimise le rapport [résultats/efforts], il croit à la rentabilité et non aux connaissances pour elles-mêmes.
  • L’étudiant a une mauvaise image de lui-même et craint d’être confronté dans la réalité à un échec qui serait la preuve irréfutable de sa faible intelligence (par exemple). Il a donc de forts doutes sur ses capacités à réussir. Donc si il se donnait complètement pour réussir et que finalement il échouait alors cela serait la preuve finale qu’il est mauvais. Il décide donc de s’investir modérément afin de protéger ses arrières: si il échoue alors il pourra toujours penser en lui-même qu’il a échoué car il n’a pas beaucoup travaillé et non parce qu’il est intrinsèquement mauvais. Ainsi la crainte d’échouer précipite l’échec. On peut ainsi avoir la croyance qu’il ne sert à rien d’avoir un objectif car, de toute manière, on va à l’échec ; donc si on espère, on sera fatalement déçu. Autant donc ne rien espérer pour ne pas souffrir !
  • Les débouchés professionnels de la filière choisie ne sont pas enthousiasmants: salaire peu élevé, travail ingrat, peu reconnu socialement, pas de perspective à long terme.
  • L’étudiant n’a pas de modèle dans son entourage proche de quelqu’un qui a fait des études et a réussi. Il n’y croit donc pas.


Les méthodes de travail sont mauvaises quand:

  • L’étudiant ne sait pas suffisamment mémoriser.
  • L’étudiant ne comprend pas les concepts.
  • L’étudiant ne s’évalue pas lucidement, ni ne sait améliorer ses méthodes de travail (pas de métacognition).
  • L’étudiant ne relit pas son cours, ne travaille pas en dehors de l’Université.
  • L’étudiant ne sait pas prendre des notes de façon efficace et utilisables.
  • L’étudiant ne comprend pas ce que le professeur attend de lui.


Lorsqu’on combine manque de motivation et manque de bonnes méthodes de travail et qu’on y ajoute une scolarité très moyenne, voire des problèmes sociaux, l’échec est prévisible et même programmé.

Que peut-on faire ? Confronter les étudiants à la réalité, tout en leur donnant des outils modernes qui les aideront efficacement à dépasser les limites qu’ils se sont fixées.

lsv.ens-cachan

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